Le procureur de Ouahigouya (Nord) a révélé, le 3 mars, que près de 170 personnes ont été « exécutées » lors « d’attaques meurtrières massives » de trois villages au cours d’une seule journée la semaine dernière dans le nord du pays en proie aux violences.
Révélation macabre et choquante. Dans un communiqué publié le 3 mars, le procureur de Ouahigouya (Nord), écrit avoir été informé le 25 février d’« attaques meurtrières massives [qui] auraient été commises dans les villages de Komsilga, Nodin et Soroe » dans la province du Yatenga de la région du Nord. Selon Aly Benjamin Coulibaly, le bilan fait état de quelque 170 morts et des « dégâts matériels diverses ».
« Au regard de la gravité et de la circonstance de toutes ces dénonciations et informations, [le] parquet instruisait ses services de police judiciaire d’ouvrir une enquête aux fins d’élucider les faits », a ajouté le procureur de Ouahigouya. Ce dernier a lancé « un appel à toutes les personnes qui disposeraient d’éléments ou d’informations sur ces faits à les communiquer » au parquet et/ou à la police.
439 victimes en janvier 2024 Par ailleurs, a-t-il souligné, une équipe d’enquêteurs s’est rendue le 29 février dans les différents villages concernés aux fins de « procéder à toutes les constatations et de recueillir tous les éléments de preuve ». Ces attaques de trois villages du nord sont distinctes de celles intervenues le même jour contre une mosquée à Natiaboani (est) et une église à Essakane-village (nord), qui avaient fait « des dizaines de morts », selon des sources sécuritaires et locales. Aucun bilan officiel n’a été communiqué sur ces attaques.


